HISTORIQUE

L’

UPA 10 – Union des Patrouilleurs Alpins de l’ancienne brigade de montagne 10 – a été fondée 1945, à la fin de la mobilisation, avec pour but de: « poursuivre et développer la formation alpine acquise sous les drapeaux ».

C’est en automne 1947 que fut lancée l’idée d’une course de patrouilles ouverte non plus seulement aux équipes militaires, comme la Patrouille des Glaciers (1943 et 1944), mais également aux civils, et c’est le 4 avril 1948 que s’est déroulée la première édition du Trophée du Muveran.

Un comité d’honneur fut trouvé, avec à sa tête le général Guisan. Après 6 mois de préparation, 15 patrouilles se sont retrouvées pour se mesurer dans le massif du Muveran.

Au fil des ans, la participation s’est étoffée jusqu’à atteindre mille concurrents. Des équipes étrangères se sont jointes aux participants régionaux, et un « petit » parcours a été créé, « le Trophée de Plan-Névé ».

Le Trophée a fait plusieurs fois partie de la Coupe d’Europe de ski-alpinisme, manche de coupe du monde en 2006 et a même vu la création d’un troisième parcours plus technique à l’usage des concurrents les plus expérimentés « le Super Trophée du Muveran ».

Aujourd’hui, l’enjeu est un peu différent. Le ski alpinisme a conquis ses lettres de noblesse parmi le grand public. Une Coupe suisse est organisée tout au long de la saison d’hiver et une équipe nationale (Swiss Team) a vu le jour en 1999. Les parcours deviennent plus exigeants, les performances moyennes s’améliorent, les médias parlent de l’élite…

Que peut-on demander de plus ?

Le plus grand souhait des organisateurs des Trophées du Muveran est de garder à tout prix un caractère populaire à leur course, c’est-à-dire ouverte à tous, au sein de ses différents parcours. Que chaque skieur alpiniste ait du plaisir à faire, à son rythme, l’une ou l’autre des courses, qu’il se sente à sa place même loin des meilleurs, qu’il puisse même s’entraîner, en équipe de 3 patrouilleurs, en vue de la célèbre « Patrouille des Glaciers » …

Si les sportifs d’élite ont toujours amené dans leur sillage de nouvelles recrues, n’oublions pas que c’est aussi grâce aux « randonneurs du dimanche » que nos courses perdurent.

Notre vœu le plus cher est d’offrir à chacun une course à la mesure de ses envies et de ses possibilités, en demandant simplement du respect et de l’ouverture tant du côté des plus rapides que de celui des plus lents.

C’est à ce prix-là que les Trophées du Muveran continueront à rythmer les saisons du ski alpinisme et que nous pourrons être fiers non seulement d’avoir été la première course de patrouilles civiles, mais surtout d’avoir su nous adapter à l’évolution de notre sport…